Plaatsen (buiten de Nederlanden)

Aggsbach1
[Aigner 2002]
[Niederkorn-Bruck 2001]

Basel2
[Gerz-von Büren 1973]
[Goder 2017]246-247
[Steinmann 2000]

Bonnefoy3
[Carlat & Timmermans 2003] heruitgegeven: [Carlat & Timmermans 2012]

Buxheim4
[Arens & Stoehlker 1962]
[Clark 2015]
[Eis 1961]
[Hogg 2015b]
[Hogg 2015c]
[Jaricot 2017]
[Stoehlker 1974a]
[Stoehlker 1974b]
[Stoehlker 1974c]
[Stoehlker 1975a]
[Stoehlker 1976]
[Stoehlker 1978]
[Stoehlker 1984]
[Stoehlker 1987]
[Stoehlker 2015a]
[Stoehlker 2015b]
[Stoehlker 2015c]
[Stoehlker 2015d]
[Stoehlker 2015e]
[Whobrey 2001]
[Whobrey 2003]

Champmol5
[Scholtens 1966]

Coventry6
Coventry's Chartrerhouse restoration project [weblink]

Dülmen7
[Göllmann 1983]

Erfurt8
[Achten 1980]
[Achten 1984b]
[Eifler 2016]
[Honemann 2008]
[Kleineidam 1983]
[Märker 2002]
[Märker 2008]

Gaming9
[Fischer 1986]
[Haltrich 2010]
[Rausch 2008]
[Spreitz 1986]

Gosnay (monialen)10
[Valdher 2015]

Gosnay (monniken)11
[Hogg 1974a]

Grande Chartreuse12
[Arsac 1984]
[Becker & Franz 2007]
[Bligny 1958]
[Bligny 1960]
[Bligny 1983]
[Bligny 2012]
[Chartreuse 1984]
[Chartreux 2007a]
[Excoffon 2002]
[Excoffon 2015]
[Hamon 1984]
[Hogg 2006f]
[Hogg 2009a]
[Laporte 1986]1088-1092
[Lemaitre & Excoffon 2015]
[Mielle de Becdelièvre 2002]
[Mielle de Becdelièvre 2003]
[Mielle de Becdelièvre 2004a]
[Mielle de Becdelièvre 2004b]
[Picard 1986]
[Rüthing 1968]
[Spillemaecker & Paravy 2002]
[Van de Ven 1994]
[Van de Wiel 1984]385-386

Güterstein13
[Deigendesch 2002]

Hildesheim14
[Goder 2017]254-255

Hinton15
[Doyle 2001]611-614

Köln16
[Achten 1991]
[Bergfried 1978]
[Beutler 1991]
[Beutler 2015]
[Chaix 1980a]
[Chaix 1980b]
[Chaix 1981a]
[Chaix 1981b]
[Chaix 1991]
[De Backer 1999]
[Deeters, Herborn, Schmid & Wallenborn 1991]
[Dieckhoff 1991]
[Diederich 1991]
[Gechter 1991]
[Gerig 1959]
[Goder 2015]
[Goder 2017]248-254
[Grams-Thieme 1991]
[Henn 1991]
[Hogg 1991b]
[Huiskes 1991]
[Jakoby 1991]
[Kettenmeyer 1929]
[Lymant 1991]
[Mader 1991]
[Mühlberg 1956]
[Neuhausen 1991]
Petreius 1609a, beelden 21-23
[Roth 1991]
[Schaefke 1991]
[Schlegel 1991]
[Schmid 1991]
[Schneider 1932]
[Schneider 1937]
[Sommer 1978a]
[Sommer 1978b]
[Sommer 1978c]
[Tewes 1991]
[Trippen 2015]
[Unger 1991]
[Van den Gheyn 1901x]
[Van den Gheyn 1901y]
[Van den Gheyn 1901z]
[Van Dijk 2015]
[Wienand 1983d]
[Wienand 1983e]
[Wienand 1983f]

London17
[Clark 2006]
[Cunich 2007]
[Doreau 1890]
[Doyle 2001]614-629
[Hendriks 1889]
[Nissen 1984c]

Mainz18
[Arens 1959]
[Goder 2017]256
[Schreiber 1927b]
[Simmert 1958]

Mauerbach19
[Pass 1999]

Molsheim20
[Goder 2017]255-256

Mont-Dieu21
[Collin-Roset 1974]
[De Bruijn 2001]
[Dominé 2011]
[Dominé 2012]
[Morard 2012]
[Seynnaeve 1999]
[Thomas 1968]
[Warmoes 2009]
[Willeumier-Schalij 1950]

Paris22
[De Montgolfier & Willesme 1989]
[Willesme 1987]

Pavia23
[Hogg 2010]

Perth24
[Beckett 1988]

Prémol25
[Pouyet 2015]

Prüll26
[Hiley 1997]
[Micus 2000]
[Micus 2003]
[Micus 2013]

Rettel
[Goder 2017]256-257

Saint-Omer27
[De Pas 1905]

Schnals28
[Neuhauser 1984]

Sheen29
[Hogg 1973]
[Hogg 1974b]
[Hogg 2016]

Strasbourg30
[Hug 1936]
[Rapp 1986]

Trier31
[Goder 2017]257
[Heinz 1983]

Villeneuve-lès-Avignon32
[Favre-Brun 2013]
[De Forbin 1989]

Vogelsang
[Goder 2017]258-259

Weddern
[Goder 2017]257-258

Wesel33 (Xanten)
[Goder 2017]247-248
[Kwiatkowski & Oberweis 2014]

Witham34
[Doyle 2001]629-651

Xanten
[Goder 2017]259

  • 1. NBC 2005c, beelden, 32-37: La chartreuse de la Porte-Notre-Dame d’Aggsbach fut fondée en 1380 par le baron Hayderic de Massaw. Le monastère fut achevé vers 1414. Il fournit des écrivains connus. La Réforme protestante le dépeupla. Il revécut au 17e siècle et fut entièrement restauré. La peste en 1679, l’invasion turque en 1683 l’éprouvèrent. Endetté, il déclina au 18e siècle, n’ayant plus que des recteurs. Joseph II le supprima en 1782.
  • 2. NBC 2005c, beelden 76-81: La chartreuse du Val-Sainte-Marguerite au Petit-Bâle fut fondée en 1401 par le banquier Jacques Zybel. Il l’établit dans un faubourg de la ville, dans une ancienne résidence de l’évêque de Constance. Les constructions furent commencées en 1406 et l’église consacrée en 1416. De nombreux et illustres bienfaiteurs dotèrent les cellules. Le recrutement fut très brillant dans les milieux universitaires ; aussi les religieux résistèrent-ils victorieusement à la propagande protestante à laquelle ils furent soumis à partir de 1529, date du passage de la ville à la Réforme. Mais, ne pouvant recevoir de novices, ils durent faire cession de leurs biens à la ville, qui s’en empara à la mort du dernier d’entre eux, en 1564.
  • 3. NBC 2005c, beelden 116-119: Cette chartreuse fut fondée en 1156 par Guillaume-Jourdain, seigneur de Mezenc, dans un site très sauvage. Il y eut probablement une translation du monastère à une époque indéterminée. Il acquit des domaines fort étendus. Des partis anglais la pillèrent pendant la Guerre de Cent Ans : en 1422, la communauté était réfugiée chez le seigneur de Béage. La chartreuse fut fortifiée. En 1569, les protestants y pénétrèrent par trahison ; le sénéchal de Velay la reprit de vive force. Les guerres protestantes du règne de Louis XIII furent également néfastes. On envisagea successivement une translation de la chartreuse à Moulins, puis au Puy. Les autorités vivaroises s’y opposèrent ; il n’y eut que partage des revenus avec les nouvelles maisons. Un incendie en 1653 nécessita une reconstruction. La communauté se dispersa en juillet 1791 en vertu des lois révolutionnaires.
  • 4. NBC 2005c, beelden 160-167: Cette chartreuse fut fondée en 1402 par Henri de Ellerbach, prévôt de la collégiale de Buxheim, qui abandonna à l’Ordre cette ancienne fondation décadente. Les chartreux prirent possession en 1406 et imposèrent le nom de Courde-la-Vierge-Marie. En 1546, la maison fut pillée par les Luthériens, qui installèrent un administrateur laïc. Charles-Quint rétablit la vie conventuelle en 1548. En 1633, nouveau pillage, par l’armée suédoise ; la communauté dut provisoirement se disperser. En 1793, elle reçut de nombreux chartreux français émigrés, mais fut elle-même supprimée par les lois bavaroises de 1803. Le dernier religieux mourut en 1862.
  • 5. NBC 2005c, beelden 196-210: Cette très importante chartreuse fut fondée par Philippe le Hardi, duc de Bourgogne, en 1384 sous le titre de la Trinité, au fief de Champmol. Les constructions s'élevèrent régulièrement, grâce à des rentes régulièrement servies. Commencée en 1383, 1’église fut consacrée en 1388. Elle servit à la sépulture de la maison de Bourgogne et devint célèbre de ce fait dans l’Europe entière. La chartreuse jouit d'une prospérité continue, manifestée par l’accroissement continuel de son domaine et par son recrutement régulier. Seule la Fronde causa quelques difficultés toutes passagères. Bâtiments conventuels et cloître furent reconstruits à partir de la fin du 17e siècle. Malgré leur option pour la vie commune, les religieux furent expulsés en avril 1791 ; ils se refugièrent à la chartreuse de Troyes.
  • 6. NBC 2005c, beelden 230-232: La chartreuse fut fondée vers 1375 à la suite de révélations faites à Robert Palmer, curé qui entra chez les chartreux, et grâce à l’appui de William, lord Zouche of Haringworth, et bien avant que la question de propriété de l’emplacement du monastère soit réglée. Les religieux résidèrent sept ans dans un ermitage de Sainte-Anne, dont leur maison gardera le nom. En 1385, Richard II posa la première pierre de l’église et se déclara fondateur. Il imposa l’administration d’une école dans la clôture ; en 1404, le prieur reçut celle d’un hôpital. La maison connut des difficultés économiques. À sa suppression, elle avait un revenu de 251 £, mais grevé de 77 £ d’aumônes imposées. Ce sont ces charges utiles qui empêchèrent sa suppression avec les petites maisons religieuses ; mais, soupçonnés de pactiser avec la rébellion, les religieux durent signer l’acte de cession en juillet 1537.
  • 7. NBC 2005c, beelden 248-250: Cette chartreuse fut fondée en 1476 par Gérard de Keppel, maréchal de Clèves. Une communauté s’installa en 1477 et l’incorporation eut lieu en 1480. Malgré des procès avec les héritiers du fondateur, constructions et ornementation purent être continuées grâce à de nouveaux bienfaiteurs. La maison fut pillée en 1589, puis pendant la guerre de Trente Ans, ce qui força à l’abandonner momentanément. Elle déclina au 18e siècle. Le recez impérial de 1802 l’attribua au duc de Croy ; la suppression s’en suivit.
  • 8. NBC 2005c, beelden 257-262: La chartreuse du Mont-Saint-Sauveur d’Erfurt fut fondée en 1371 par testament d’un prêtre anonyme. Son exécuteur testamentaire appela les chartreux. La première pierre fut posée en 1372 et les bâtiments, très sommaires, achevés en 1375. La communauté venait de Grünau. Progressivement les bâtiments furent construits de façon plus durable, grâce aux dons de Jean Ortonis. Avec le surplus de son legs, on fonda la chartreuse d’Eisenach, au lieu de l’hôpital prévu, le tout en 1378. En 1430, la maison fut comprise dans les nouvelles fortifications de la ville. Elle fut plusieurs fois rançonnée par les luthériens, qui la privèrent d’une partie de ses possessions. La guerre de Trente Ans l’éprouva également. Elle fut
    reconstruite de 1702 à 1732, mais fut supprimée par recez impérial en 1802.
  • 9. NBC 2005c, beelden 285-292: La chartreuse de Gaming fut fondée en 1330 par le duc Albert II d'Autriche. La première pierre de l'église fut posée en 1332. En moins de dix ans, on put doubler le nombre des cellules et achever les bâtiments. La fondation possédait paroisses et fiefs ; elle fut un important facteur de prospérité de la BasseAutriche par ses activités économiques. À partir de 1670, les prieurs portèrent le titre de prélats impériaux. La maison eut à souffrir de l'invasion turque de 1683, et fut supprimée par Joseph II en 1782.
  • 10. NBC 2005c, beelden 323-325: La chartreuse de moniales de Mont-Sainte-Marie à Gosnay fut fondée en 1329 par les mêmes fondateurs que la chartreuse d’hommes voisine, Thierry d’Hérisson et Mahaut d’Artois. L’église fut consacrée en 1341. Saccagée à plusieurs reprises au 15e siècle, le monastère fut reconstruit en majeure partie au 16e siècle. Il fut agrandi et embelli après les guerres de religion ; mais à partir de 1636, son existence fut très précaire du fait des opérations militaires continuelles. Le couvent restait occupé par les données, les moniales de chœur étant réfugiées à Béthune jusqu’en 1645. Le système de Law ruina presque inancièrement la maison, à laquelle on imposa un numerus clausus beaucoup plus faible. En 1790, la communauté opta pour la vie commune, mais dut se disperser au terme légal d’octobre 1792.
  • 11. NBC 2005c, beelden 320-323: La chartreuse de Val-Saint-Esprit à GOSNAY fut fondée en 1320 par Thierry d’Hérisson, évêque d’Arras, et Mahaut, comtesse d’Artois. L’église fut consacrée en 1324. De nombreux bienfaiteurs en firent une chartreuse assez importante. Elle eut à souffrir des guerres des 15e et 16e siècles et dut être abandonnée à plusieurs reprises par la communauté, réfugiée dans Béthune. Le petit cloître fut reconstruit en 1526, en partie grâce au don par Charles-Quint du château de Gosnay. Le grand cloître, commencé en 1520, ne fut achevé qu’au 17e siècle. La maison périclita du fait de prieurs peu capables vers le milieu de ce siècle. Elle se releva rapidement. L’église, reconstruite, fut bénie en 1704. La communauté se dispersa en 1791 du fait des lois révolutionnaires. Elle avait opté pour la vie commune, avait été désignée comme maison de réunion par les autorités départementales, mais cette décision fut cassée par la Constituante.
  • 12. NBC 2005c, beelden 325-357: La maison mère de l'Ordre fut fondée par saint Bruno en 1084 dans un domaine donné par l’abbaye de la Chaise-Dieu. Le départ du saint fondateur en 1090 amena une brève crise. En 1132, le monastère fut détruit par une avalanche et reconstruit en aval par Guigues Ier. Sous le priorat de saint Anthelme, probablement en 1140, se réunit à la Grande Chartreuse le premier chapitre général auquel les différents monastères promirent obéissance et qui les constitua en un Ordre gouverné par le prieur de Chartreuse. Durant le Grand Schisme, la Grande Chartreuse fut à la tête de l'observance clémentine. Les prieurs menèrent de front le développement du domaine du monastère et de l’Ordre ; les maisons de Chalais et de Currière, en difficulté, lui furent unies. De 12 cellules, le monastère put passer à 24, puis à 35 vers 1595, malgré les incendies de 1300, 1320, 1371, 1473, 1509, 1592, 1611 et 1676, et les pillages de 1562 et 1592 par les protestants. Après le dernier incendie, dom Le Masson fit reconstruire la majeure partie du monastère sur un plan plus aéré et le fit couvrir en ardoises. En 1792, les lois révolutionnaires forcèrent la communauté à la dispersion ; seuls quelques moines purent rester au titre de régisseurs, ou clandestinement. Progressivement laissés à l'abandon, les bâtiments furent encore pillés par les Autrichiens en 1814. Une ordonnance de Louis XVIII en 1816 rendit aux chartreux leur ancien monastère. Expulsée de force en 1903, la communauté s'installa à Farneta, puis revint en Chartreuse en 1940.
  • 13. NBC 2005c, beelden 364-365: Cette prévôté, successivement cistercienne et bénédictine, fut cédée aux chartreux en 1439 par les comtes Ulrich et Louis de Würtemberg. Le concile de Bâle confirma cette cession. La branche des Würtemberg-Urach y établit sa sépulture. Une nouvelle église fut consacrée en 1486, mais cette même année la maison fut rançonnée par le nouveau duc de Würtemberg. Elle fut supprimée en 1535 par le duc Ulrich ; un contrat pour la récupération de la maison par les chartreux intervint avec son successeur en 1551, mais la diète d’Augsbourg rendit la perte irrémédiable.
  • 14. NBC 2005c, beelden 367-369: Cette chartreuse fut fondée en 1387 par Gérard de Minden, évêque d’Hildesheim, à la fois en reconnaissance d’une victoire remportée sur le duc de Brunswick et pour favoriser la réforme des réguliers de son diocèse. Ce monastère bénéficia d'un grand nombre de bienfaiteurs. La ville étant passée au protestantisme, la chartreuse fut dévastée en 1542, 1546, 1572, 1626 et 1632. Elle fut réoccupée en 1641, mais transférée alors en ville. Elle fut supprimée en 1777 et affectée à un séminaire.
  • 15. NBC 2005c, beelden 369-373: La maison fut fondée en 1222 par Guillaume Longue-Épée, comte de Salisbury. Elle fut fixée primitivement à Hethrop (Gloucestershire), mais transférée à Hinton en 1225 par la veuve du fondateur. Elle fut initialement dotée de fiefs, s’arrondit lentement sans être très à l’aise. Le prieur accepta sans difficulté l’Acte de Succession et l’Acte de Suprématie, mais tergiversa pour l’acte de cession. Il signa finalement avec sa communauté le 31 mars 1539 ; le revenu n’était que de 248 £.
  • 16. NBC 2005c, beelden 219-229: La chartreuse de Sainte-Barbe de Cologne fut fondée en 1334 par Waleran de Juliers, archevêque-électeur de Cologne. A sa mort, survenue en 1339, des bienfaiteurs soutinrent la fondation en péril. Celle-ci devint fort riche. Au 15e siècle, elle devint un des centres intellectuels et spirituels les plus actifs de l’Ordre, avec Kalkar, Birnbaum, Blomenvenna, Rolewinck, Lansperge, et au 16e siècle un centre de contre-réforme très actif, avec ses éditions, son soutien aux jésuites, et ses auteurs (Surius, Kalkbrenner, Petreius, etc.). Les guerres du 17e siècle l’éprouvèrent. Elle fut supprimée de fait par l’invasion française de 1794.
  • 17. NBC 2005c, beelden 417-422: La chartreuse de Londres fut une importante maison, fondée en 1371 par Walter de Manny, aidé d'un legs de mille marks de l'évêque de Londres Michel de Northburg. Les pourparlers duraient depuis dix ans. Guillaume Walworth, gros marchand de poisson, dota aussi plusieurs cellules. La maison eut de nombreux bienfaiteurs et ce fut dès l'origine un monastère double. En 1498 ne manquaient que quatre ou cinq cellules et quelques obédiences furent construites par la suite. Le voisinage d'une grande ville avait des inconvénients : sépultures, assistance aux offices, sermons, le tout imposé par le peuple, au besoin par 'émeute. La maison était riche, avec 643 £ de revenus lors de sa suppression. Périodiquement cependant, des administrateurs peu capables la mirent en danger. Fervente et populaire, la communauté prit la tête de la résistance à Henri VIII en 1535. Le prieur fut exécuté, les fortes têtes dispersées, les autres assiégés pendant quatre ans. Les survivants signèrent l'acte de suprématie, mais furent dispersés en 1537. Après diverses vicissitudes, les bâtiments furent affectés par Thomas Sutton à une fondation pour vieillards et à une école : the public school "Charterhouse", transférée plus tard à la campagne.
  • 18. NBC 2005c, beelden 452-455: Cette chartreuse fut fondée vers 1308 sous le nom de Val-Saint-Pierre d’abord au village de Kiedrich par l’archevêque de Mayence, Pierre d’Achtzpalt, mais la charte de fondation ne fut établie qu'en 1320. En 1324, des difficultés de voisinage la firent transférer sous les murs de Mayence, où elle prit le nom de Mont-Saint-Michel. L’église fut consacrée en 1350. Ludolphe de Saxe y vécu. À la fin du 16e siècle, son prieur obtint la restitution de Gdansk à l’Ordre. En 1781, l’archevêque-électeur Frédéric-Charles-Joseph d’Erthal obtint de Pie VI la suppression de la chartreuse de Mayence et l’attribution de ses biens à l’université de la ville. Elle était depuis longtemps en lutte avec les archevêques pour le maintien de son exemption.
  • 19. NBC 2005c, beelden 446-452: La chartreuse du Val-de-Tous-les-Saints de Mauerbach fut fondée en 1313 par le duc d’Autriche Frédéric le Beau. Un hôpital était annexé au monastère. L’église fut consacrée dès 1317. Durant le Grand Schisme, l’obédience urbaniste y célébra deux fois le chapitre général, en 1383 et 1387. En 1529, les Turcs pillèrent entièrement la chartreuse. La restauration ne se fit qu’au 17e siècle, à partir de 1618 : la maison fut entièrement rebâtie. L’incident de deux mauvais religieux donna occasion à l’ingérence impériale et Joseph II prononça la suppression en 1782. Mauerbach abrita ensuite un hospice.
  • 20. NBC 2005c, beelden 463-469: En 1592, les chartreux de Strasbourg, leur maison ruinée, se réfugièrent chez les jésuites de Molsheim, ville où résidait le prince-évêque de Strasbourg. Ils achetèrent un immeuble en 1598 et construisirent à partir de 1600, quand ils eurent obtenu de la ville de Strasbourg les indemnités demandées. Ils trouvèrent des bienfaiteurs. À partir de 1619, il n’y eut plus que des travaux d’ornementation. Au 18e siècle, l’église était renommée pour sa beauté et la bibliothèque pour sa richesse, avec 440 manuscrits. La communauté opta pour la vie commune en 1790 et fut reconnue comme maison de réunion. Elle se maintint jusqu’en mai 1792, non sans conflits avec l’évêque constitutionnel. En novembre 1791, un incendie l’avait partiellement consumée.
  • 21. NBC 2005c, beelden 476-481: Cette chartreuse illustre fut fondée en 1134 par Odon, abbé de Saint-Rémy de Reims. L’autel fut consacré en 1144. La maison jouit immédiatement d’une grande renommée, dont témoigne la Lettre aux Frères du Montdieu de Guillaume de Saint-Thierry. Au siècle suivant, la vie fut troublée par des dissensions avec les nobles et les villages voisins. La guerre de Cent Ans obligea deux fois la communauté à quitter la maison pour se réfugier en ville. Il en fut de même en 1554 devant les bandes luthériennes, puis pendant les guerres de religion, catholiques et protestants rançonnant le riche monastère, qui fut finalement donné en commende au capitaine protestant La Noue. Enfin, les religieux réfugiés à Reims rentrèrent en possession de leurs biens ; une reconstruction générale
    commença en 1616 et fut achevée en 1634. La guerre de Trente Ans ramena les pillages. La paix revint sous Louis XIV, mais au 18e siècle, le jansénisme s’infiltra. La communauté se dispersa en 1791. La maison servit de prison durant la Terreur.
  • 22. NBC 2005c, beelden 533-543: La chartreuse fut fondée en 1257 par saint Louis à Gentilly, dans les bois; ce fut l’Ordre qui demanda le transfert au château abandonné de Vauvert, sous les murs de Paris, pour pouvoir profiter du voisinage de l’université pour son recrutement. La prospérité fut continue. En 1291, Jeanne de Châtillon, comtesse d’Alençon, doubla la maison par la fondation de quatorze cellules ; en 1346, la reine Jeanne d’Évreux en fonda six autres. L’église avait été consacrée en 1325. Dans toutes les crises de l’Ordre, ce fut dans cette grande communauté qu’on alla choisir un général : Jean de Griffenberg lors du Grand Schisme, Bernard Carasse, puis Jean Michel lors des Guerres de Religion, Hilarion Robinet lors de la crise de la Commission des Réguliers. Au 16e siècle, les chartreux de Vauvert furent de très ardents ligueurs. Pendant la Régence, certains se laissèrent gagner par le jansénisme. Lors de la Révolution, la communauté opta pour la vie commune et se maintint jusqu’au terme légal d’octobre 1792.
  • 23. NBC 2005c, beelden 551-560: La chartreuse de Notre-Dame-de-Grâce de Pavie fut fondée en 1392 par Jean-Galéas Visconti, duc de Milan. La première pierre fut posée en 1396. La fondation périclita sous son successeur, mais fut affermie définitivement par le duc Philippe. Ce fut le chef-d’œuvre de la Renaissance lombarde en matière d’architecture et de sculpture, et le faste fut la tentation constante de la maison. L’église ne fut consacrée qu'en 1497. Les propriétés eurent à souffrir de la bataille de Pavie en 1525. En 1593, le chapitre général y fut célébré. Supprimée par Joseph II en 1782, la maison fut rendue à l'Ordre par l’empereur Ferdinand Ier en 1843. Elle fut incamérée par le gouvernement italien en 1866, et l’Ordre l’abandonna en 1881. Sur les instances du gouvernement italien et du Saint-Siège, une communauté y fut rétablie en 1931, mais elle fut supprimée en 1947 et remplacée par des Carmes Déchaux jusqu’en 1961. En 1969, les cisterciens de la Congrégation de Casamari s’y sont installés.
  • 24. NBC 2005c, beelden 560-563: La chartreuse du Val-de-Vertus de Perth fut fondée en 1426 par le roi Jacques Ier d’Écosse, sans doute sous l’influence de sa femme, nièce du fondateur de Mountgrace. Une communauté arriva aussitôt du continent. À la mort du roi, en 1437, la maison n’était encore dotée que de petites rentes. Ses successeurs se montrèrent les bienfaiteurs de la maison. Rattachée à la province d’Angleterre en 1456, dès 1460 elle fut remise à la surveillance directe du R.P. général. En 1478, son revenu s'élevait à 407 £. En 1559, le monastère fut saccagé par les protestants et la communauté dut se retirer dans sa ferme d’Errol, puis dut se disperser en 1567 après l’abdication de Marie Stuart.
  • 25. NBC 2005c, beelden 597-599: Cette maison de moniales fut fondée en 1234 par Béatrice de Montferrat, femme du Dauphin Guigues-André. La communauté s’installa aussitôt et essaimait dès 1257 à Parménie. Le dauphin Guigues VII demanda à y être enseveli. Un incendie la dévora entièrement au 15e siècle. Les Guerres de Religion, un siècle plus tard, y causèrent des désastres et la communauté dut se disperser temporairement ; il en fut de même en 1621-1626, lors de la révolte protestante, puis en 1707 à la suite d’un nouvel incendie. À la Révolution, la communauté opta pour la vie commune et se maintint jusqu’au terme de rigueur d’octobre 1792. Des survivantes fondèrent Bauregard en 1821.
  • 26. NBC 2005c, beelden 601-604: L’abbaye Saint-Guy de Prüll, appartenant aux bénédictins, fut transférée aux chartreux par le duc Albert IV de Bavière, qui obtint une bulle de Sixte IV à cet effet en 1483. Les chartreux prirent possession en 1484, venant de Nuremberg. La pauvreté fut grande tant que les dettes de l’abbaye ne furent pas payées. Les bâtiments furent adaptés aux usages cartusiens, et la construction des cellules ne fut entreprise qu'en 1489. La nouvelle église, commencée en 1498, fut consacrée en 1513. Le cloître fut terminé en 1587. L’invasion suédoise ruina la maison en 1631. Elle fut réoccupée par la communauté en 1648, mais la vraie reprise date de 1663. La salle d’honneur et l'église furent alors décorées en style baroque. La chartreuse fut supprimée par la législation bavaroise de 1803.
  • 27. NBC 2005c, beelden 729-731: La chartreuse du Val-Sainte-Aldegonde, près de Saint-Omer, fut fondée en 1298 par Jean de Sainte-Aldegonde, seigneur de Notkelmes. L’église fut consacrée en 1327. La maison était sépulture de la famille de Sainte-Aldegonde, qui en fut grande bienfaitrice. Mais elle restait pauvre. Dans ce couloir d’invasion, elle eut beaucoup à souffrir des guerres : on la voit en 1387, 1407, 1436 demander protection contre les sévices des armées. En 1477, elle fut saccagée ; de même en 1595 et 1597. En 1718, une inondation dévasta les bâtiments ; en 1767, ce fut un incendie. Le monastère fut restauré, mais la communauté dut se disperser en 1791 en vertu des lois révolutionnaires.
  • 28. NBC 2005c, beelden 643-646: La chartreuse du Mont-de-tous-les-Anges de Schnals fut fondée en 1325 par Henri de Tyrol et Goritz, duc de Carinthie, roi de Bohême. La dotation comprenait dix-sept fermes ; le prieur était chapelain-né du souverain. La maison fit partie successivement des provinces de Haute-Allemagne, Toscane, Haute-Allemagne, enfin de Basse-Allemagne en 1596. Une série de prieurs remarquables la rendit prospère. La maison fut supprimée par Joseph II en 1782.
  • 29. NBC 2005c, beelden 656-659: La chartreuse de Jésus-de-Bethléem de Sheen fut fondée en 1414 par Henry V à proximité de son château de Richmond. Maison triple, elle fut dotée largement en biens-fonds et en revenus de prieurés étrangers, qui furent source de procès. Elle possédait des domaines dans vingt-deux comtés, de sorte que le revenu était de 777 £ lors de la suppression. Les officiers de la maison furent alors compromis avec la Nonne de Kent. Le pardon royal les rendit très timides. La communauté prêta le serment de succession sans difficulté ; quelques scrupules seulement pour celui de suprématie. La maison fut supprimée en 1539 sans acte de cession, et le prieur, Henri Man, devint évêque schismatique de l'île de Man. En 1556, avec l'appui de la reine Marie Tudor, des chartreux anglais réoccupèrent la maison sous la direction de dom Maurice Chauncy. Mais l'avènement de la reine Élisabeth interrompit cette restauration et, en 1559, la communauté fut expulsée et autorisée à passer en Flandre, grâce à l'influence de l'ambassadrice d'Espagne. La communauté anglaise vécut d'abord à la chartreuse de Bruges puis devint autonome sous le nom de Sheen Anglorum et organisa finalement la maison de Nieuport.
  • 30. NBC 2005c, beelden 660-664: La chartreuse du Mont-Sainte-Marie de Strasbourg fut fondée en 1335 par des bourgeois de la ville soutenus par l’évêque Berthold de Bucheck. Il fallut lutter d’abord contre une extrême pénurie. En 1382, la communauté se divisa sur l’affaire du Grand Schisme. La maison fut le siège des réunions de prieurs qui préparèrent son extinction dans l’Ordre. Le passage de la ville au protestantisme attira à la maison une série de vexations continuelles et tarit le recrutement, quoique l’existence de la maison fût protégée par l’Interim d’Augsbourg. Il fut violé en 1591 à l’instigation du maréchal de Bouillon, ambassadeur d’Henri IV, et la chartreuse rasée. Il s’ensuivit un long procès devant les institutions impériales,
    l’Ordre étant mollement soutenu par le roi de France. Le procès gagné, la maison fut transférée à Molsheim.
  • 31. NBC 2005c, beelden 680-683: Cette chartreuse fut fondée sous les murs de TREVES par l’archevêque-électeur Baudouin de Luxembourg en 1331. L’église, commencée en 1338, fut consacrée en 1340. En 1384, la maison fut saccagée, dommage réparé grâce à l’archevêque-électeur Conon II. Le 15e siècle vit le rayonnement spirituel des deux chartreux de Trèves, Dominique de Prusse et Jean Rode. En 1522, les bourgeois de la ville rasèrent la chartreuse pour assurer leur défense contre Franz von Sickingen ; elle fut reconstruite par l’archevêque Richard de Greifenklau. Nouvelle ruine lors du siège de 1673. La chartreuse fut reconstruite près du village de Merzlich ; l’église était achevée en 1716. La chartreuse fut dévastée par l’invasion française de 1794 et supprimée par recez impérial en 1802.
  • 32. NBC 2005c, beelden 750-762: Cette maison, une des plus importantes de l’Ordre, fut fondée par le pape Innocent VI en 1356 dans son palais cardinalice. Le cardinal Étienne Aubert, neveu du fondateur, puis son cousin, le cardinal Pierre de Monteruc, doublèrent le nombre des cellules en 1372. En 1362, elle avait reçu le nom de Val-de-Bénédiction au lieu du titre de Saint-Jean-Baptiste. Très riche, la maison ne souffrit que dans ses possessions des guerres de Religion. En 1633, elle fonda la chartreuse de Marseille. À partir de la fin du 16e siècle, elle servit de noviciat pour toute la province de Provence. Lors de la Révolution, la communauté opta pour la vie commune et, reconnue comme maison de réunion, put se maintenir jusqu’en octobre 1792. Dépecés en logements particuliers, les bâtiments ont été restaurés par l’administration des Beaux-Arts après la seconde Guerre Mondiale.
  • 33. NBC 2005c, beelden 764-765: Cette chartreuse fut fondée par le duc Adolphe de Clèves en 1417, sous le titre d’Insula Reginæ Cœli. Après hésitation à cause de la position entre deux forteresses, le chapitre général accepta la fondation en 1420. L’église fut consacrée en 1428. De 1583 à 1587, la maison, évacuée par sa communauté, fut tour à tour pillée par les Hollandais et les Espagnols, et finalement rasée par les protestants de Wesel. En 1590, les chartreux s’établirent chez les dominicains de cette ville. En 1628, le transfert à Xanten fut décidé. Le monastère fut supprimé par le recez impérial de 1802.
  • 34. NBC 2005c, beelden 766-769: Cette chartreuse, la première d'Angleterre, fut fondée par Henri II Plantagenet, vraisemblablement en 1178. Le troisième prieur, saint Hugues de Lincoln, réussit à affermir la fondation et à former un « désert » malgré le peu d’empressement du roi et les difficultés d’éviction des tenanciers. La maison resta très modeste. Elle connut de grandes difficultés financières après la Grande Peste; au 15e siècle, ce fut la crise de recrutement des convers. En 1539, le prieur signa sans difficulté l’acte de cession au roi ; le revenu annuel n’était que de 215 £.